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Mur végétal

Le mur végétal charme le naturel

Dans un monde de plus en plus stérile, l’architecture moderne apporte des solutions toujours plus innovantes pour pouvoir intégrer le végétal comme source de biens être. La magie du mur végétal, c’est de faire prospérer la nature là où l’on ne si attend pas. C’est pourquoi le mur végétal apporte une réponse à des projets ou la nature n’avait pas sa place.

VERT-tical® est une marque déposé 100% fabrication Française. C’est pourquoi nous attirons votre attention sur le choix des matériaux, mais aussi du lieu de fabrication. Notre volonté est de proposer à chacun son mur végétal.

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Interprétation du mur végétal

Un mur végétal, c’est un mur sur lequel poussent des plantes de façon plus ou moins artificiel. Plusieurs concepts existent sous forme de jardins ou d’écosystèmes verticaux. Ces parois verticales végétales ont pour finalité l’embellissement d’un ouvrage bâti comme décor intérieur ou extérieur. On peut l’interpréter comme une œuvre d’art végétale, ou d’écologie urbaine sous forme de jardin urbain.

Les avantages d’un mur végétal :

  • Esthétique : véritable jardin à la verticale, il surprend le public par son originalité ainsi que son aspect luxuriant de son feuillage.
  • Thermique : il apporte une meilleure régulation thermique du bâtiment.
    • En période estivale, le feuillage limite l’ensoleillement direct de la paroi et refroidit l’atmosphère proche grâce à son évapotranspiration. Le substrat humide apporte une fraicheur sur la paroi en période de vent.
    • En période hivernale, le feuillage limite la pénétration du vent et de la pluie sur le bâti.
    • Les plantes limitent l’effet îlot de chaleur en grande métropole.
  • Pollution urbaine : la paroi végétale protège le bâtiment contre toutes pollutions telles que les pluies acide, microparticules, poussières, … . Le feuillage permet la transformation du CO2 en oxygène par la photosynthèse.
  • Acoustique : certains substrats peuvent atténuer le bruit de 5 à 7 dB.
  • Biodiversité : le mur végétal apporte une biodiversité végétale par le choix des plantes. Il participe aussi grandement à la biodiversité animale par la recomposition d’un sol ainsi que la présence de végétaux avec ou sans floraison.
  • Pollution visuelle : limite les tags et les affiches en pied de mur

Présentation des différents murs végétaux

Il existe plusieurs types de végétalisation de façade. Avant de vous décrire les principaux systèmes, voici un tableau qui vous permet d’avoir un aperçu général des différentes solutions techniques de végétalisation du bâti.

Voir le tableau comparatifs des types de murs végétaux

Généralités :

Un système de végétalisation de façade est un concept proposé par un fournisseur est qui comprend obligatoirement :

  • Une structure porteuse : cadre métallique ou PVC, module préformé, treillis, …
  • Un support de culture
  • Un système d’arrosage
  • Des végétaux adaptés à son milieu

On peut avoir une variante sous un aspect autoportant. Ce système repose uniquement au sol et ne reporte aucun effort sur le mur associé.

Il existe quatre principaux système de mur végétale que je vais vous présenter ci-dessous :

  • Cage métallique (gabion) avec un substrat organo-minéral
  • Cage métallique (gabion) avec un substrat en sphaigne (substrat organique en culture hydroponique)
  • Nappe continue (Patrick Blanc) en culture hydroponique
  • Module préformé

Cage métallique (gabion) avec un substrat organo-minéral

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C’est un système de végétalisation constitué d’éléments près assemblé en usine. La taille de la cage métallique souvent appelé panière est constitué d’un volume fixe de substrat. Cette panière est constituée de plusieurs couches successives :
-  La cage métallique en acier galvanisé ou en inox
-  Une feutrine qui permet de retenir le substrat dans la cage
-  Le substrat : reconstitution d’un sol terreux

Chaque système a sa propre formule de substrat. Cette formule doit répondre à plusieurs critères :

  • Formule du mélange capable de se maintenir dans le temps avec un effet de tassement limité. Cette formule doit aussi apporter une consistance aérée avec une certaine réserve en eau.
  • Assurer une activité biologique
  • Assurer une activité microbienne
  • Assurer un échange ionique (échange des éléments nutritionnels : azote, phosphore, potasse et oligo-éléments)

C’est un des systèmes les plus lourds, mais qui reflète au mieux les conditions naturel d’un sol. L’environnement de la panière est profitable au système racinaire, mais qui limite l’étalement des plantes en dehors de son environnement.

Le système d’arrosage en goutte à goutte est généralement installé au-dessus de chaque panière, ce qui en fait une qualité sur la gestion de l’arrosage. La durée et la fréquence des arrosages sont régler de façon à n’apporter que la quantité d’eau nécessaire. Ce système est habituellement en circuit ouvert avec une consommation d’eau limité.

Cage métallique (gabion) avec un substrat en sphaigne (substrat organique en culture hydroponique)

Ce système ressemble fortement au précédent. La conception de la panière est différente de par les espacements des fils d’acier. Les mailles sont beaucoup plus étroites pour retenir la sphaigne dans la cage. La feutrine n’est pas nécessaire.

La sphaigne est une mousse naturelle cultivé au Chili et est déshydratée pour pouvoir être transporté. Elle a une capacité naturelle de rétention, jusqu’à 20 fois son poids en eau. Son inconvénient, c’est qu’elle a un PH acide avoisinant les 4.8. La culture se fait automatiquement sous forme hydroponique car elle ne retient pas les éléments chimiques. L’apport d’engrais azote, phosphore, potasse, oligo-éléments avec du fer est indispensable pour que les plantes puissent se développer.

Nappe continue (Patrick Blanc) en culture hydroponique

C’est le système de végétalisation le plus médiatisé. Il s’agit du système inventé par le botaniste Patrick Blanc (chercheur botaniste au CNRS de Versailles).
Le système consiste à assembler plusieurs couches de feutrines sur un support étanche :

  • Plaque de PVC comme support de culture étanche
  • Deux à trois épaisseurs de feutre de culture non biodégradable

C’est un des systèmes les plus fin et les plus légers, mais avec une consommation d’eau et d’engrais très importante. L’unité du support de culture permet aux plantes de pouvoir coloniser l’ensemble de la toile. L’inconvénient majeur, c’est que le système racinaire est vulnérable face au gel et en période de sècheresse.

Le système d’arrosage est souvent espacé de plusieurs mètres. La durée et la fréquence d’arrosages doivent-être régulières pour que le support de culture ne soit jamais en carence. Ce système est habituellement en circuit fermé pour limiter la consommation, mais demande un investissement supplémentaire.

Module préformé

C’est un système constitué de jardinières superposées à la verticale. Ce sont des conceptions synthétiques préformés (module en plastique injecté) rempli de substrat organo-minéral. La fabrication est constituée de polymères issus de la filière pétrochimique. Les modules se juxtaposent les uns sur les autres avec un système d’arrosage intégré.
Pour le montage, il faut installer les blocs puis les remplir de substrat. La manipulation est difficile dès que l’on prend de la hauteur. C’est aussi le système le plus lourd du marché avec un poids entre 150 et 250 kg/m².
Sur le plan esthétique, le temps que les plantes se développent les modules restent visible même sur la durée. Attention que le module ne se dégrade pas avec le temps sous l’effet des UV. Une garantie de 10 ans minimum est souhaitable.
Pour le changement des plantes c’est sans aucun doute le système le plus simple.

L’entretien d’un mur végétal

Dans le mur végétal, il y a « végétal », et c’est pour cela qu’il est indispensable de prévoir un suivi d’entretien. On peut considérer quatre opérations indispensables :

  • Contrôle du bon fonctionnement du mur végétal : ce sont des contrôles fréquents et réguliers sur le fonctionnement général du mur ainsi que l’aspect visuel des végétaux. Un contrôle tous les quinze jours est souhaitable. En cas d’observation de dysfonctionnement du système d’arrosage (durée, fréquence d’arrosage en fonction de la saison et des besoins des plantes), de la fertilisation (besoin des plantes), en cas de vandalisme (dégradation du système d’arrosage) ; il doit être corrigé au plus vite.
  • Maintenance et taille : un minimum de deux interventions par an son nécessaire pour que l’aspect esthétique du mur soit optimum.
    oUne intervention en sortie d’hiver permet de réaliser un nettoyage du mur et le remplacement des plantes mortes. A partir de cette intervention, un apport régulier de fertilisation est nécessaire si l’on veut avoir un feuillage luxuriant.
    • Une intervention en automne permet de réaliser un nettoyage et une taille légère selon les végétaux.
    • A chaque intervention, il est nécessaire de vérifier le dispositif d’évacuation des eaux ainsi que l’état général du mur végétal sans oublier les points de fixation. Cette étape ne doit pas être négligée si l’on veut garantir une sécurité.
      Un nettoyage manuel des plantes indésirables permet de maintenir un mur végétal propre.
  • Arrosage et fertilisation : l’arrosage et les apports de fertilisation doivent-être modulées en fonction de la saison et de l’état physiologique des végétaux. Les fréquences doivent-être adaptées en fonction des besoins des végétaux. Les réglages sont fonction : du substrat, des végétaux, de l’exposition ensoleillé ou ombragé, mais aussi du vent. Vidanger le système d’arrosage durant l’hiver en sachant qu’il est indispensable de maintenir le substrat humide pendant cette période. Après chaque période de grand froid, un arrosage et une vidange du système peut s’avérer judicieux. ATTENTION de remettre le programmateur dès que les beaux jours arrivent.

Le choix des plantes

A ce jour, il n’y a pas de critère bien défini sur le choix des végétaux. En revanche, il est primordial de relever les contraintes lié au bon développement des plantes.

  • Le choix des végétaux dépend avant tout du lieu géographique du mur végétal. Il faut qu’ils soient adaptés à la zone climatique mais aussi à son orientation.
  • Situations particulières propre au chantier :
    • Type de système de végétalisation
    • Type de substrat retenu
    • Couloir de vent
    • Zone d’ombre du bâtiment ainsi que des bâtiments voisins
    • De la configuration du mur : plus sec sur le haut du mur et plus humide en bas de mur. Ce critère peut être amélioré ou amplifier en fonction du système d’arrosage.
    • Répartition des espèces persistantes et caduques pour avoir un couvert végétal raisonnable en période hivernale. Prévoir un minimum de 2/3 de persistantes et 1/3 de semi-persistantes et/ou caduques
    • Contrainte de développement : plantes arbustives ou couvre sol
    • Compatibilité entre les plantes allergisantes et/ou toxiques et le public (personnes âgées, enfants, …)
  • Souhaits du client :
    • Plantes à feuillages et/ou mellifères
    • Couleurs feuillage et/ou floraison
    • Période de floraison

Il est difficile de faire un choix adapté parmi toutes les plantes existante. C’est pourquoi, vous pouvez vous aider de la liste non exhaustive du référentiel ci-dessous. Il est aussi possible de vous rapprocher de professionnel du paysage (liens vers réseau de paysagiste)